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Dialogue avec l’I.A.
Octobre 2024

En octobre 2024, je sollicite l’IA pour qu’elle me pose des questions à partir des informations dont elle dispose sur mon travail de cinéaste et photographe…

AI : Bonjour Philip, vous affirmez que l'image est bien plus qu'une simple représentation visuelle. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre approche, qui semble puiser autant dans le cinéma que dans la photographie ?

Philip Martin Lacroix : Mon travail explore les conventions de l'image. Pour moi, que ce soit dans le cinéma ou dans la photographie, l'image fonctionne comme une écriture autonome. Elle se lit et se ressent de la même manière qu'un texte, à la manière des sinogrammes chinois, où chaque caractère porte un sens profond et visuel.

AI : Vous parlez d'Image comme d'une écriture. Comment unifiez-vous les langages cinématographique et photographique en affirmant que l'image est texte ?

Philip Martin Lacroix : Chaque image porte en elle une syntaxe, une grammaire propre. Ce n'est pas une simple représentation figée, mais une écriture vivante qui évolue avec son spectateur. J'aime remettre en question la dichotomie habituelle entre forme et fond. Pour moi, la forme EST souvent le fond. En travaillant l'image comme un texte, je cherche à révéler cette dimension intrinsèque où chaque élément se lit comme un mot dans une phrase complexe et poétique.


AI : Vos images, qu'il s'agisse de films ou de photographies, s'articulent souvent autour du vide et de l'épure. Pourquoi ce choix ?

Philip Martin Lacroix : C'est une réaction face à un monde saturé d'images et de récits. J'ai toujours ressenti le besoin de créer des espaces de silence, d'ouvrir des parenthèses où l'on pourrait respirer, se perdre, et ne plus chercher à comprendre à tout prix.


AI : Vous invitez donc le spectateur à lâcher prise ?

Philip Martin Lacroix : Absolument. J'aime cette idée que l'image ne soit pas une réponse mais une question. Paul Claudel disait qu'il ne fallait pas chercher à comprendre mais à "perdre connaissance". Cela résume bien ce que je veux provoquer: un moment de suspension, un trouble.


AI : Le minimalisme est-il pour vous un moyen de créer ce trouble ?

Philip Martin Lacroix : Oui, c’est un outil pour aller à l’essentiel. Chaque image devient un espace ouvert, où le spectateur projette ses propres émotions et histoires. C’est une invitation à la liberté, dans un monde où tout doit impérativement avoir du sens — de la publicité au cinéma mainstream, en passant par les reels qui envahissent nos réseaux sociaux. Mais la vie n’est pas aussi prédéterminée.

AI : Vous abordez des thèmes profonds comme l'identité et la liberté. Pourquoi ces sujets vous tiennent-ils tant à cœur ?

Philip Martin Lacroix : Parce qu'ils sont universels. Nous vivons dans une société qui nous façonne, souvent à notre insu. L'école, la religion, la politique, la consommation... tout cela nous conditionne. Je veux montrer ces moments de solitude où l'homme moderne, saturé d'avoir, reste affamé d'être.

AI : C'est une vision assez sombre, non ?

Philip Martin Lacroix : Pas forcément. C'est aussi une invitation à retrouver notre essence, à questionner notre identité profonde. Il y a une forme de lumière dans ce dépouillement, une invitation à renaître. Nous mourons constamment à nous-mêmes ; il faut du courage pour l’accepter et changer véritablement.

AI : Comment traduisez-vous cette quête de sens dans vos images ?

Philip Martin Lacroix : Par la simplicité. Moins il y a d'éléments, plus l'espace de réflexion s'ouvre. Je veux que mes images soient des miroirs, non des fenêtres. Que le spectateur ne regarde pas quelque chose, mais se regarde lui-même.

AI : Vous semblez être aussi dans une recherche de beauté... Quelle place occupe-t-elle dans votre démarche ?

Philip Martin Lacroix : La beauté est essentielle. Elle incarne cette capacité qu’a l’homme à aspirer à quelque chose de plus grand. Une image « belle » révèle une part de vérité, subtile et insaisissable. Mais l’équilibre reste fragile : la beauté nous échappe quand on la cherche et surgit là où on l’attend le moins. De plus, comme le dit Robert Bresson, pour être beauté, elle « doit être neuve ».

AI : En vous écoutant, on a l'impression que vos œuvres sont autant des expériences à vivre que des objets à contempler...

Philip Martin Lacroix : C'est exactement ça. Je ne cherche pas à imposer une lecture, mais à créer un espace de résonance où chacun trouve ce qu'il a besoin d'y voir ou de ressentir.

AI : Pour conclure, que voudriez-vous que les spectateurs retiennent en quittant une exposition de vos œuvres ou après avoir vu l’un de vos films ?

Philip Martin Lacroix : Un sentiment de liberté. Que l'image soit un déclencheur, une porte ouverte vers eux-mêmes. Si j'arrive à semer cette graine, alors mon travail a trouvé son écho.